Çà devait arriver ! Après 40 ans (!) de bons et loyaux services, le moteur de la Gordini a rendu l'âme... La fumée rejetée par le reniflard et l'huile pulvérisée sur tout le moteur ne laissaient présager rien de bon. Et pourtant, il tournait encore, mal certes, mais il tournait ! Après démontage, on peut voir un piston et sa chemise endommagés par les segments cassés, l'arbre à cames bon à changer, les poussoirs marqués, le rotor de pompe à huile rayé, le tendeur de distribution complètement détendu, etc... Quand on pense au nombre de sorties "circuits" et côtes historiques qu'elle a connu, et aux voitures actuelles dont le moteur casse parfois à 40.000 km seulement, on se dit que le bon vieux 807.20 était très costaud. La liste de pièces à changer va être impressionnante (mais la Mamie le vaut bien) et je recherche déjà des supports moteurs "durs" et neufs adaptés à la 12 Gorde... message passé, échange possible avec autre pièces spécifiques ! L'hiver va donc se passer à l'atelier, les balades sont un souvenir avec la visite en Octobre du musée de Valencay (une R12 G y est exposée) et une sortie dans le Vouvrillon où nous avons amené le pick-up Dacia : quel succès pour cette auto peu commune au milieu des Alpine, Jaguar, Matra et autres. À cette occasion, un parcours d'une trentaine de kilomètres était proposé entre les vignes de la Vallée de Cousse, lieu que j'ai eu l'honneur de fréquenter en 1979 avec le Critérium de Touraine sur la petite Rallye 2. Cette fois, pas de rallye mais une balade tranquille d'abord en passager d'une A110 de 1971 (coincé de partout et avec un mal fou à en ressortir), puis une seconde en A310 V6 de 1980 (avec un grand confort côté suspension et sièges)... et c'est là que l'on voit que le bonhomme est dans le même état que la Gordini : toujours là, mais bien fatigué !!! @+